Un logiciel libre, qu’est ce que c’est ?

Cette question pour nous autres informaticiens peut paraître simple, inutile voir même stupide… pourtant, de nombreux utilisateurs du libre le sont, sans le savoir et il est parfois important de redonner les bases (si t’as pas les bases … 😉 ).

D’abord cassons immédiatement le mythe de la gratuité… Un logiciel gratuit n’est pas forcément libre, loin de là, même si vous êtes libre de l’utiliser gratuitement (d’où une certaine confusion parfois…). Le terme de logiciel libre provient de la traduction du terme “free software” mais avec free utilisé dans le sens de liberté (freedom) et non gratuité…

Photo d'une mouette qui vole et symbolise la liberté.

Donc un logiciel libre est payant ? Bin non, pas toujours, et même souvent il est gratuit mais les deux n’ont rien à voir ok ?

Ensemble de billets de 5, 10, 20, 50, 100, 200 et 500 euros.

Un logiciel libre peut donc être payant ? Et bien oui, il y a des coûts souvent à supporter. Parfois l’éditeur fait payer l’accès au logiciel une fois et fournit (c’est obligatoire) le code source que vous pourrez donc utiliser, modifier, copier… Un exemple ? Sur Dolistore vous pouvez acheter des modules réalisés pour le logiciel Dolibarr. Ceux-ci, comme Dolibarr lui même, sont en licence GPL et vous pouvez donc créer votre propre module à partir d’un existant si vous y voyez un intérêt.

Un logiciel libre est un bien commun, développé par une communauté pour son utilisation et pour tous.

La “vraie” définition c’est quoi alors ? On en trouve des centaines sur internet, vous trouverez une bonne base sur Wikipédia (tiens, une encyclopédie libre d’ailleurs…) ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre
Pour ma part, j’adhère à la définition de la Free Software Foundation qui dit qu’un logiciel est libre s’il répond à 4 libertés fondamentales (numérotée de 0 à 4 ArrayIndexOutOfBoundException oups pardon de 0 à 3, petit délire d’informaticien lié au fait que l’index d’un tableau commence à 0 en informatique… 😉 ) :

  • liberté 0 (donc la première…) : On a le droit d’utiliser un logiciel libre pour n’importe quel usage, personnel, professionnel, …
  • liberté 1 (donc la deuxième…) : On peut étudier le fonctionnement du logiciel et donc on a accès à sa recette de cuisine (son code source). Il est donc open source (la réciproque n’est pas vrai…). On a aussi le droit de modifier ce code pour l’adapter à son besoin interne (à ses risques et périls évidemment…).
  • liberté 2 (donc la troisième…) : On a le droit, et on est même encouragé, à copier et redistribuer les copies d’un logiciel libre. On peut même d’ailleurs vendre les copies (Hein ? Vendre la copie d’un logiciel que j’ai eu gratuitement ? Et bien oui : si vous y apportez une valeur ajouté comme du packaging, une documentation, du support, vous trouverez des clients).
  • liberté 3 (donc la quatrième…) : Vous pouvez modifier le logiciel et faire profiter le public de vos améliorations, y compris en changeant le nom du logiciel (exemple LibreOffice qui est un “fork” (c’est à dire une copie qui se sépare de l’original comme deux espèces animales qui s’éloignent au fur et à mesure du temps) amélioré de OpenOffice.
Cadenas représentant la fermeture d'une entreprise.

Pour mon entreprise, est ce qu’utiliser un logiciel libre est risqué (risque d’arrêt des développement notamment) ? Et bien en fait, si on fait attention à ce que l’on utilise c’est l’inverse :
– dans le cas de fermeture d’une entreprise d’édition de logiciel, bien souvent, les logiciels disparaissent avec l’entreprise… Parfois ce sont les choix stratégiques d’une entreprise qui stoppe la production d’un logiciel alors que vous l’avez acheté. Un vieil exemple avec Bento stoppé par Apple mais en cherchant vous en trouverez bien d’autres (le plus frappant peut-être c’est le Windows que vous achetez très cher avec votre PC et qui devra être changer obligatoirement par une version qui ne tiendra peut-être pas dessus…) : https://www.macg.co/logiciels/2013/07/filemaker-stoppe-le-developpement-de-bento-76653
– si on choisi bien sa solution libre on s’assure au contraire de la pérennité de son système informatique. Chez Aplose, nous utilisons Linux (Ubuntu en l’occurrence) depuis 2011 sur tous les PC et nous n’avons jamais eu de nouvelles version à payer pour rester à jour… Concernant le système de gestion nous utilisons depuis 2011 Dolibarr depuis la version 3 je crois à l’époque et maintenant nous sommes en version 10… Pour LibreOffice, notre choix de l’époque n’a jamais été remis en question et les fichiers que nous envoyons en format OpenDocument sont très bien ouvert par la suite bureautique de Microsoft (bin oui forcément puisque le format est ouvert …).

Ok j’ai compris, le logiciel libre c’est super mais comment je les trouves ? En fait vous en utilisez peut-être déjà sans le savoir, Firefox, Thunderbird, LibreOffice, The GIMP, VLC, Filezilla, WordPress sont des logiciels libres… pour le reste il vous faut regarder la licence. La GPL est un gage de liberté mais il y en a d’autre (cf Wikipedia plus haut). Vous pouvez aussi consulter les annuaires suivants :
Ma bible : https://framalibre.org/
Pas mal non plus : http://www.pack-logiciels-libres.fr/

Et si vous avez des besoins en formation sur ces produits, quelque soit votre situation professionnelle, contactez moi, on trouvera la solution la plus adaptée !

Librement,

Olivier.

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